L’objectif de la réforme des collectivités locales est d’orienter vers le même niveau, régions et départements (absorption des départements par la région) mais aussi, EPCI et communes (absorption de la commune par les communautés de communes ou d’agglomération.
Aller vers la fin des départements et des communes n’est pas simple. L’assemblée et le Sénat ont, en effet, eu beaucoup de difficultés pour trouver un consensus sur des questions fondamentales telles que : l’élection des représentants du peuple, les compétences, l’urbanisme, la DGF et d’autres. Les écarts de visions entre les deux assemblées confirment des différences de vue entre les parlementaires. Les élus d’origine rurale sont mal à l’aise, car il faut expliquer au peuple que le « train de la mort » des petites communes est en marche et que c’est la volonté du pouvoir, celui qui règne dans la sphère ministérielle et plus haut encore.
Ce qui est étonnant c’est qu’il n’y a plus grand monde (la presse, les représentants du peuple, les grandes associations, etc) pour dire haut et fort à la population que demain, il n’y aura plus la mairie d’aujourd’hui (celle qui se bat pour le développement local) mais qu’il y aura la mairie des doléances dirigée par un maire « garde champêtre ».
Les parlementaires ont voulu faire vite est plus encore à la masse. C’est le cas avec le transfert de la DGF des communes et des impôts communaux vers la communauté de communes ce qui est totalement contraire aux délibérations d’adhésions. Heureusement, il y a encore un verrou car ce transfert ne pourra se faire qu’à l’unanimité des communes constituant la communauté de communes. C’est encore le cas avec le transfert de la compétence urbanisme autant dire la perte de la maîtrise par la commune de son avenir. Ces mêmes parlementaires qui ont voulu faire vite pour mettre à terre les communes rurales (car ce sont les plus petites) n’ont pas compris qu’il n’est pas possible de comparer les secteurs urbains et les secteurs ruraux, tout simplement car l’échelle des distances n’est pas la même. Aller à la piscine, sur un terrain de foot, etc, en zone urbaine c’est sans problème pour la commune d’à coté. En revanche en zone rurale c’est parfois plusieurs dizaines de kilomètres qu’il faut faire.
La problématique de l’élection des conseillers territoriaux par département n’est pas un vrai problème car il était déjà difficile de comprendre l’intérêt d’avoir un élu pour le département différent de celui de la région élu sur des modes de scrutin différents pour des boulots identiques ou presque. Le point négatif est que les élus des territoires ruraux seront moins nombreux, ce qui réduits d’autant leur poids dans les décisions. L’honneur est encore sauf avec un système minimum d’élus par département, mais pour combien de temps ?
La réforme tant prônée par la présidence devrait mettre à mal la vie dans le milieu rural, celle de tous les jours, pas celle du dimanche après-midi marquée par l’invasion des urbains vers un territoire sauvage.
Si je devais me tromper, j’en serai ravi...
alors merci par avance de me faire partager votre avis.